Argumentaire

SOUTENEZ-VOUS CES PRINCIPES ?

Marre de perdre du temps à chercher une place ?

VOTEZ NON À la suppression arbitraire de 4000 places à Genève

Moins de places de parc à Genève, c’est plus de pollution.

VOTEZ NON à la suppression arbitraire de 4000 places à Genève

Sympathisants de la mobilité douce vous soutenez un accès raisonné en centre-ville ?

VOTEZ NON À la suppression arbitraire de 4000 places à Genève.

Alors votez NON à la question de l’objet n°5 :

Acceptez-vous la loi modifiant la loi d’application de la législation fédérale sur la circulation routière (LaLCR) (H 1 05 – 12417), du 12 septembre 2019?

Explicatif

Halte aux suppressions sans compensation
Le TCS Genève et la NODE, organisation réunissant les petites et moyennes entreprises du commerce de proximité invitent les citoyens à voter NON le 27 septembre prochain à la loi modifiant la loi d’application de la législation fédérale sur la circulation routière (LaLCR H105-12417).

 1. Elle entame vos libertés concrètes de mobilité

La loi soumise au référendum a pour effet d’accélérer la suppression de 4 000 places de parking en surface, que ce soit dans les zones bleues/macarons ou dans celles avec horodateurs, en Ville de Genève et à Carouge. Il s’agit d’environ 20% des places disponibles, un chiffre considérable.

Les premières places de parking supprimées sont annoncées aux rues des Glacis-de-Rive et Adrien-Lachenal, ainsi qu’à l’avenue William-Favre. Or ces places sont très importantes pour les habitants et les commerces. D’autres suivront, avec des suppressions massives, arbitraires et discriminantes.

Une première constatation est qu’il n’y a pas eu d’analyse préliminaire des besoins des habitants, des commerces et de leurs clients, ainsi que des visiteurs au centre de Genève. Tous ceux qui font vivre notre ville sont pris pour cible.

Les justifications officielles de la loi ne convainquent pas

La suppression rapide de 4 000 places de parking en surface n’aura pas pour effet de limiter les possibilités de stationnement des pendulaires car ils disposent plutôt d’emplacements chez leur employeur ou d’abonnements dans des ouvrages souterrains. Elle ne va pas non plus améliorer la fluidité car les bouchons ne proviennent pas de l’existence de places de stationnement. Pour ne citer que quelques exemples, les rues de Lyon et de la Servette, les quais Wilson et Gustave-Ador, les routes de Chancy, de Chêne, des Acacias, ou les accès aux différents ponts, ne seraient pas moins congestionnés sans places de parking. Les encombrements résultent d’aménagements discutables et de l’absence d’un contournement périphérique essentiel au nord et à l’est.

Loin d’apporter une solution, la réduction de 20% des places disponibles en surface risque d’entraîner une augmentation du prix du stationnement du fait d’un accroissement de la demande.

Il sera difficile de répondre aux besoins de déplacements

Voici d’autres effets pervers de la loi :

  • la médecine ambulatoire, qui se développe, peinera à acheminer médecins et infirmières au domicile des patients ; il en ira de même pour les prestataires de transport des personnes âgées ;
  • des habitants détenteurs de macarons perdront la possibilité de stationner leur véhicule, ou de faire venir chez eux de nouveaux services de mobilité ;
  • les commerces du centre-ville seront sérieusement affectés alors qu’ils souffrent déjà d’une baisse de fréquentation. Le centre sera siphonné et les clients encouragés à se rendre vers les grandes surfaces en périphérie du canton ou en France voisine ;
  • il sera plus difficile de pratiquer l’économie circulaire – une clé du développement durable – qui nécessite de trier et de transporter dans des lieux de réparation ou de recyclage, ou chez d’autres habitants, les objets usagers.

Il n’y aura pas de réelle compensation des places supprimées

Les promoteurs de la loi prétendent que les places supprimées seront en partie compensées dans les parkings souterrains actuels, qui auraient des disponibilités en dehors des pics de fréquentation.

C’est oublier que le remplacement graduel des voitures à moteur thermique par des voitures électriques, qui diminueront progressivement les nuisances de bruit et de pollution à l’avenir, nécessiteront la création de nouvelles places de parking.

Selon la stratégie de l’électromobilité 2030 du Conseil d’Etat, adoptée en 2017, 1 300 points de recharge électrique seront installés dans les rues de Genève. A noter que chaque point peut comprendre plusieurs places de parking avec bornes de recharge.

La loi néglige l’augmentation des besoins de mobilité à venir

L’Office fédéral du développement territorial prévoit que d’ici à 2040, le trafic motorisé privé croîtra de 18%. En termes absolus, c’est le transport individuel motorisé qui conservera la part du lion dans les déplacements. Les besoins en stationnement augmenteront en conséquence, nécessitant une pleine compensation des places supprimées, ce que la loi met en péril.

 

2. La « réforme du stationnement » tourne le dos aux évolutions techniques, sociétales et économiques en cours : la révolution de la « mobilité smart »

L’Etat ne doit plus sous-estimer l’ampleur de la révolution de la mobilité qui est amorcée : écologique, digitalisée, connectée et autonome, elle chamboulera les habitudes des citoyens. Elle constitue non seulement un défi, mais aussi des chances à saisir pour l’avenir, avec :

  • une gestion du trafic optimisée, plus fluide (selon l’Institut IFSTTAR, 10% de véhicules connectés dans le trafic suffisent déjà) et une réduction des accidents. La conduite automatisée révolutionnera le parcage, sans pour autant réduire les besoins de places en raison de la multiplication des bornes de recharge des véhicules électriques ;
  • la mobilité partagée induira une augmentation des usagers non-propriétaires de voitures, sollicitant les services de véhicules autonomes appelés à se garer à proximité de leurs résidences et de leurs destinations ;
  • la ligne de démarcation traditionnelle entre transports publics et transports individuels s’atténuera. Les transports publics devront se procurer des véhicules plus petits et autonomes, faisant converger les arrêts de bus avec les aires de stationnement.

Presse

3 septembre 2020 20minutes

Le sort des milliers de places de parking se joue dans les urnes
Les Genevois sont appelés à se prononcer sur un assouplissement de la règle de compensation des cases supprimées en surface.

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1 septembre 2020 Communiqué de presse

Halte aux suppressions sans compensation
Le TCS Genève et la NODE, organisation réunissant les petites et moyennes entreprises du commerce de proximité invitent les citoyens à voter NON le 27 septembre prochain à la loi modifiant la loi d’application de la législation fédérale sur la circulation routière (LaLCR H105-12417).

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1er septembre 2020 Tribune de Genève

Votation cantonale Ils redoutent de devoir empiler les voitures
Les référendaires ont lancé mardi leur campagne contre la réforme du stationnement.

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1er septembre 2020 Radio Lac

Le TCS lance sa campagne contre la suppression de 4000 places de parking

Cliquez pour écouter l’interview de Yves Gerber


1er septembre 2020 Léman Bleu

Faut-il accepter la loi modifiant la LCR ?
Débat entre Yves Gerber, directeur du TCS Genève et Caroline Marti, vice-présidente de l’association transports et environnement.

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1er septembre 2020 RTSinfo

Quel sort attend 4000 places de parc genevoises ?
Le 27 septembre, les Genevois voteront sur le sort de 4000 places de stationnement en surface. Une nouvelle loi, combattue par référendum, permettrait de les supprimer sans compensation. Article et débat dans Forum entre Thomas Wenger (député socialiste au Grand Conseil genevois) et Yves Menoud, secrétaire patronal de la NODE)

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31 août 2020 Tribune de Genève

«La réforme frappe surtout les habitants et les commerçants»
Président du TCS Genève, François Membrez justifie son rejet de la réforme de la gestion du stationnement, soumise au peuple le 27 septembre.

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